mercredi 11 juin 2008

Merci NATHALIE 3





Photo reclame pour ta boite

Nathalie dansant sur Chihuahua au matin,pendant l'approche de Limnos

Un grand sourire a l'entree du port

Le soir pour le restau, on remet sa petite laine

MERCI NATHALIE 2





Eve avant la chute.... de scooter. Desole elle est passe 2 fois

Nathalie bien "en gloire" avant le quart de nuit, tout pansement au vent

Apres le quart, nettement plus fatiguee

MERCI NATHALIE 1





Un petit recueil des photos prises au cours de ton sejour sera plus parlant que de dire une fois de plus quelle bonne quinzaine nous avons passe ; je vais essayer de les passer par ordre chronologique.
Ton arrivee, quand tu as pu t'extraire de la foule qui descendait du ferry. Le champagne que tu avais si gentiment apporte, et pour lesquels tu avais prepare de petits zakouskis. Nathalie presque voilee visitant la chora de Kea avec "notre chien" en arriere plan.

lundi 9 juin 2008

A SKYROS AVEC NATH























Vendredi, apres une nuit tranquille au mouillage, des le lever, Nathalie repere une place libre au port, et nous repetons avec succes notre manoeuvre d'abord du quai par l'avant en utilisant le mouillage arriere ; ca se passe bien, mais parce que Nathalie tient la barre pendant que je devide la chaine ; tout seul, ce sera coton!





A juste titre, elle s'inquietait du transport de sa valise dans ma toute petite annexe, et j'avoue que je restais un peu evasif sur les chances que je puisse manier les rames assis sur le valise! C'est tout de meme plus facile d'acceder a la terre quand on est a quai, bien que descendre de Ticotte par l'avant puisse etre un peu acrobatique. Par l'arriere, c'est carrement impossible avec le balcon, et le peu de place qui reste sur le porte-bagage (?) a l'arriere, occupe par les bidons de fuel de reserve.





Nous allons porter en taxi le moteur de l'annexe a un mecanicien nautique agent TOHATSU curieusement installe a 5Km de la mer sur la route de l'aιroport ; nous convenons que je reprendrai le moteur le lendemain, en revenant de l'aeroport.





Puis un dejeuner de poissons a un petit restaurant installe sur le petit port des pecheurs; nous admirons ces jolies barques de peche multicolores qui sont curieusement garnies de tapis.








Le soir Nathalie nous mitonne une tortilla de derriere les fagots arrosee d'un vin que je tire de la cave de Ticotte. Nous discutons encore tard ; un brossage de dent tardif et dodo.





Samedi, Adonis (sic), notre chauffeur de taxi porteur d'un katogan (recommande comme le mecanicien nautiaque par l'agent de tourisme qui a vendu son billet d'avion a Nath) nous conduit a l'aeroport ou Nathalie tient a me rassurer sur la bonne recuperation de la flexion de son genou droit. Gros bisous; bon retour Nathalie, nous avons passe 2 semaines super sympa, et tu es une equipiere en or.





Sur la route du retour je passe chercher le moteur ; helas, le carburateur du TOHATSU est rempli de sable, de coquillages, et le pointeau est corrode (qu'est-ce qui a bien pu se poasser a Bar???); plutot qu'une reparation de fortune, nous sommes d'accord avec Costas, le mecanicien pour qu'il commande un nouveau carbu; d'autant plus qu'il devrait le recevoir mardi et que cela ne retardera pas le depart prevu mercredi... si la meteo est bonne.





Lundi dans la soiree, arrivera Bernard, mais pas seul ; Michel, un ami orleannais avec lequel il a souvent fait du bateau et dont j'ai fait la connaissance cet hiver l'accompagne. Nous ne serons pas trop de trois pour aborder les Dardanelles et son courant qui deverse dans la Mediterranee le trop plein de la mer Noire bien grossie par le Danube, et ou le vent souffle habituellement du Nord Est, juste dans l'axe. Le temps de faire l'avitaillement, et plus ample connaissance, je prefere attendre mercredi.





En attendant, je m'attaque a une nouvelle fuite d'eau ; deja, a Kea, la nuit j'avais ete reveille par le bruit de la pompe a eau : le tuyau d'arrivee d'eau du robinet de l'evier s'etait demanche, et il y avait une bonne vingtaine de litres dans les fonds et le bas des placards, le temps que je comprenne et que je ferme le robinet a le sortie du reservoir. Premier reflexe, quand il y a de l'eau dans un bateau, tremper son doigt et goutter ; si c'est sale, c'est grave, il y a une voie d'eau ; si c'est doux, ce n'est qu'un probleme de reservoir et de tuyau, et cela ne peut pas depasser 200 litres!








Cette fois, c'est la durite qui relie l'arrivee d'eau au reservoir babord qui rend l'ame.Un quincailler sympa m'oriente vers une station service ad hoc ou le patron extraitd'un fouillis la bonne durite et 2 colliers de serrage. Pourquoi lesfuites se produisent toujours dansdes coinstots bizarres (salut Boris). Enfin j'yarrive au prix de quelques courbatures mais je pete la sortie du lavabo des WC. Encoreunquincailler magique et c'est repare>








Une lessive sur Ticotte dont j'aireplacel'ancre tout seul car la chaine etait unpeucourte et ca derapait1 Sportive la manoeuvretout seul; enfin j'y arriven on sans terroriser les voisins.








Une petite lessive et voila une journee bien remplie.

DE SKYROS A LIMNOS





Nous sommes mercredi 4 juin, et c'est parti en direct pour Limnos ; une grande fenetre de vent du Sud va s'ouvrir ce soir pour 4 jours, comme prevu sur weatheronline (merci Jean Yves pour cette excellente source de fichiers GRIB).


Nathalie doit repartir samedi matin de Limnos par avion, alors autant assurer en lui laissant la journee de vendredi pour organiser son depart.


Nous quittons le quai a 19h30, juste avant l'arrivee du vieil Achille qui aurait perturbe notre appareillage. Nous nous glissons dans la passe ouest, entre Skyros et le nord de l'Ie Valaxa qui protege a l'ouest la baie de Linaria.


Magnifique coucher de soleil ; un oeuf sur le plat particulierement reussi. Puis la nuit sans lune sous la lactescence de la Voie, avec notre amie l'etoile polaire autour de laquelle la grande ourse fait un lent saut perilleux pour retomber au matin sur ses pattes.


Quelques chalutiers croisent notre route au nord de Skyros, mais il y a surtout une agitation febrile d'avions militaires qui me fait renonceer a couper un peu une grande zone reservee au nord de l'Ile ; on ne sait jamais, des fois que l'envie leur prenne de faire un carton ; je n'ai pas repere d'avis d'activite au Navtex, mais j'ai pu sauter un message, et prudence avec ces oiseaux la.


Faute de pouvoir vous les photographier dans la nuit, je vous ai represente la chasse grecque grace a un joli papillon en aile delta pose au matin sur la capote. On dirait vraiment qu'il amorce un retournement de combat!


Ensuite la mer est deserte, et pendant des heures, le champ du radar reste vide et le transpondeur ne nous signale aucun radar dans les environs. Meme pas un dauphin pour nous saluer! Les quarts se deroulent tranquillement ; Egee (Bon pere et bonne mer dans les mots croises) est toute a nous.


Au matin, apres avoir passe Nisos Evfstratios, un ilot isole qui servait de lieu de deportation du temps des colonels, ou nous avions prevu de faire une petite halte si nous etions partis quelques jours plus tot, le vent est franchement arriere, et comme nous avons le temps d'arriver, nous nous payons 3 heures de voile pure avec les voiles en ciseau, foc tangonne.


L'ambiance est a la fete, et Nathalie dechainee danse meme sur l'air de Chihuahua (Bonjour Cathy). Decidemment les genoux vont mieux.


Bon, on repasse au moteur car le vent s'essouffle vraiment et nous arrivons a Mirina, sur la cote est de Limnos. Un ferry est amarre et occupe beaucoup de place ; nous n'en reperons aucune de fiable a quai, et c'est parti pour un mouillage, un peu perturbe quand nous passons sur un haut fond et que Nathalie qui annonce les profondeurs me dit "un metre cinquante" ; zut, c'est juste mon tirant d'eau!"Nathalie, ce n'est pas le moment de dire des betises... mais non je t'assure ca a vraiment marque 1,50!". Heureusement que j'ai regle le sondeur avec une marge de 30 cm!!! le pied marin quoi!


Evidemment le moteur de l'annexe refuse de demarrer, et c'est a la rame que nous allons visiter ce gentil petit port surmonte d'un chateau genois en ruine, avec un ferry des annees 50, l'Eolis, qui parait sorti d'un dessin anime de Walt Disney.

Probleme de transmission





Voila les photos d'escapade a Eubee ; ensuite je m'attelle a la transmission du message precedent (la chute de l'histoire) qui semble avoir disparu; pourtant capital.

ESCAPADE A EUBEE

Les arrivees d'Achille le ferry a Skyros nous fascinent : il entre dans le port a toute vitesse face a la falaise, freinant sec, pivote sur place pour viser Ticotte, puis deraper sur la gauche pour se mettre le cul au quai. Il n'est pas encore amarre que sa passerelle descend, et que trois marins, toujours les memes descendent de la passerelle en roulant des mecaniques et 10 secondes apres le flot heteroclite des voitures et camions (tres souvent ceux des cimenteries Lafarge , ornes d'un Heracles portant la depouille du Lion de Nemee, qui paraissent particulierement bien implantees ici).

J'oubliais l'essentiel, pendant ces manoeuvres aussi rapides qu'impressionnantes, les haut-parleurs du ferry diffusent la musique du film de Kubrik, 2001, odyssee de l'espace.... grandiose!!

Puisque le vent souffle de nouveau du Nord, le bel Achille (un peu casserole rouillee bien que le personnel passe son escale a le repeindre pour prendre la rouille de vitesse) nous donne des idees, et nous decidons une petite escapade a Eubee.

C'est chose faite le 2 juin. La traversee est sans histoire (2 heures). L'entree a Kimi est tout aussi epoustouflante dans la manoeuvre, mais se fait en silence ; Achille n'est chez lui qu'a Skyros et lui reserve sa musique tonitruante.

Kimi n'a rien d'extraordinaire (une petite visite a l'eglise orthodoxe avec de belles icones sur la chaire -photo-), mais d'apres le pilote IMRAY qui aide le navigateur en decrivant toutes les escales, les paysages environnants sont magnifiques ; un taxi nous monte a la ville haute ou nous dejeunons, puis nous marchons pour revenir quelques kilometres au milieu d'une vegetation luxuriante et bigarree (photos); c'est bon pour reeduquer Nathalie, et elle me fait des cours de botanique!

Au retour, Ticotte est la qui nous attend sagement (photo), au quai du ferry, comme une grande partie du village dont c'est l'evenement quotidien, d'autant que le bateau ramene un defunt sans doute parti se faire soigner sans succes a la capitale.