mercredi 6 août 2008

LESBOS, SKALA LOUTRA du 01 au 04/08 suite






Finalement, nous partirons a une demie heure d'intervalle, le lundi matin 04/08, Paolo vers le nord, et nous pour un golfe au sud de Lesbos dont Paolo nous a vante les qualites et le bon abri. Deux heures de route vers le sud, puis nous trouvons le golfe de Yeras, et remontons sur 4 ou 5 Km en suivant un chenal tortueux jusqu'a la baie de Scala Loutra ou nous mouillons.


Pas un touriste, 4 restaurants vides et qui ne servent pas quand nous tentons notre chance a midi! une usine desaffectee transformee en hotel luxueux et de tres bon gout mais sans ou avec tres peu de clients ; la aussi le restaurant n'a rien a nous proposer et nous retournerons a bord pour les repas. Un tel fiasco en pleine saison dans un coin plein de charme, qu'est-ce que ηa doit etre en pleine saison! Sur la photo 3, nous passons un ecueil surmonte d'une sorte de cairn pour signaler des hauts fonds ; sur la 4, nous laissons a bord la "roche carree" qui limite aussi une zone dangereuse ; une petite chapelle blanche au bord d'une plage du bout du monde ne manque pas de charme (photo 5) ; dans l'apres-midi, un pecheur vient en barque nous proposer sa plus grosse prise! d'apres l'almanach du marin, un "marbre" (photo 6) qui n'a pas tout a fait la taille requise pour ne pas etre rejete a l'eau selon les normes franηaises, mais qui sera excellent poelle aux petits oignons avec du riz, des tomates et quelques rondelles de citron.

LESBOS, SKALA LOUTRA du 01 au 04/08




C'est l'attente, d'une mιtιo correcte pour partir vers le sud. Le meltem est maintenant installι, mais il vient du Nord et nous allons vers le sud, donc a priori, c'est gιrable jusqu'ΰ force 6 et rafales ΰ 7. La mιtιo grecque serait la plus prιcise ; ouais, mais une fois sur deux, la mιtιo navtex de Limnos qui concerne notre zone ne passe pas , ou n'est pas ιmise! La mιtιo turque est assez stιrιotypιe : pour Istanboul, hautes pressions sur toutes les zones, et NE 4 ΰ 5 sur Marmara et les dιtroits, ce qui ne nous concerne plus ; pour IZMIR, basse pression (mais persique!) sur toutes les zones, et NE ΰ NW 4 ou (sic) 6. De temps en temps un warning, parfois en contradiction avec la prιvi mιtιo ιmise pour la mκme zone prιdisant des F8 et une mer trθs agitιe ΰ haute. Weatheronline est prιcieux, mais il faut trouver un cafι internet pour la prendre, et on se mιfie tout de mκme un peu quand les prιvi datent de plusieurs jours et sont concoctιes en Angleterre, loin du terrain. Alors, de contradiction en contradiction, on attend le lendemain, ΰ la recherche d'une ιventuelle concordance entre les diffιrents prιvisionnistes!
Je ne suis pas inactif pour autant ; j'ai dιmontι la pompe de cale et ses deux interrupteurs ; l'interrupteur ΰ flotteur a un faux contact que je rιpare sans problθme ; l'in terrupteur hydrostatique est ensuquι par l'huile de vidange de la cale, son contacteur est rouillι, et le rιglage est impossible. Bon, en tout cas le systκme automatique de vidange ΰ un certain niveau est rιtabli.
Petit malheure la clι de contact branle dans le manche ; un petit tour pour visser le manchon qui la retient, et tout me tombe dans la main. Pas de problθme au port, mais pas sympa si c'est en mer et que j'ai besoin urgent du moteur pour me tirer d'un mauvais pas. Je fini par recoller le tout ΰ la colle universelle, mais, m'inspirant des polars oω on explique comment faire dιmarrer une voiture sans clef, je crιee un shunt planquι dans le placard des connexions derriθre l'ιchelle. Si il me refait le coup, en trente secondes (enlever l'ιchelle et ouvrir le plaard derriθre) je peux en appuyant sur un bouton rιtablir le contact etfare dιmarrer le diesel. Ouais, vous avez raison, on ne doit jamais compter sur le diesel ; mais c'est tout de mκme trθs fiable et on prend vite l'habitude de demander des services qui nιcessiteraient 10 minutes de manutention des voiles pour κtre efficace, et quand on est drossι ΰ la cτte, on ne dispose pas toujours de 10 minutes!
Surtout, nous faisons la connaissance de l'ιquipage italien du "Tortue rapide", un beau voilier danois X. Paolo a fait ses ιtudes d'informatique, parle trθs bien franηais; il a travaillι 10 ans pour le plaisir, 10 ans pour gagner sa vie, et a dιcidι de prendre sa retraite ΰ 44 ans!!! Depuis, il vit sur son voilier, au grι des croisiθres. Il joue les machos, en autodιrision, mais couve d'un oeil tendre sa compagne Maria Antonietta depuis trois ans, sιduite de haute lutte et enlevιe (2 ans aprθs la premiθre rencontre), d'un voilier... plus petit! Maria Antonietta travaille encore mais profite largement de ses vacances sur le voilier ; elle est charmante et bourrιe d'humour comme son compagnon, et c'est un plaisir pour Alix et moi de partager apιritifs puis dξner sur leur bateau ou parfois le mien, nettement plus petit et moins luxueux. Quelle gentillesse, quelle finesse, quelle intelligence, ces italiens... un plaisir. Je ne rιsiste pas ΰ vous les prιsenter sur les 2 premiθre photos.
Paolo est trθs intriguι par le fait que j'ai ιtι rιgulariser ma situation en Grκce auprθs des gardes-cτtes ; pas la peine de chercher les complications ; il m'explique aussi le systκme de ces marinas grecques construites toutes en bιton, puis laissιes ΰ la disposition des bateaux de passage, sans ιlectricitι, ni eau ni surveillance ; un systκme mafieux? non pas, mais si la construction permet (ιventuellement aidιe par l'Europe) de financer une campagne politique, alors, l'opιration a atteint son but ; pas la peine d'aller plus loin! C'est pas en France qu'on verrait ηa! (tu parles!)
Divergences aussi entre Paolo, vιnitien d'origine, mais dont le port d'attache est maintenant Brindisi, et M. Antonietta, italienne du sud ; pour lui la casa nostra ιtend sa griffe ΰ presque toute la pιninsule (pas Venise quand mκme ; qu'en pense Donna Simons?) ; pour elle, le problθme eszt tout ΰ fait locale, en Calabre et Sicile, mais pas plus haut. Bref, nous avons eu des soirιes merveilleuses et trθs drτles pour combler l'attente d'une mιtιo saine ; j'espθre vivement les revoir tous deux en France ou en Italie et leur faire connaξtre Lilou, car ils sont restιs chers ΰ mon coeur.
Le Dimanche 3, ils sont censιs nous quitter ΰ 7h du matin pour continuer plus au Nord. Une heure et demi aprθs, nous les voyons revenir ; Alix va aux informations : ils ont trouvι 5 afghans (?) qui en trθs mauvais anglais ont expliquι qu'ils ιtaient persιcutιs dans leur pays, et ιtaient venus par la Turquie. Ils ιtaient en pleine mer, serrιs sur un dinghy pour enfant, leur embarcation principale s'ιtant retournιe! en slip, avec un container contenant quelques euros et tιlιphones portables ; ils voudraient gagner Athθnes ou Rome oω certains auraient de la famille. Paolo et M. Antonietta bientτt imitιs par les autres plaisanciers dont votre serviteur leur donnent des vκtements, et petit ΰ petit, ils quittent la marina, sιparιs pour ne pas attirer l'attention, dιguisιs en touristes mal fringuιs. Vous comprendrez que je n'ai pas pris de photo. J'ignore d'ailleurs la part de vιritι de leur histoire ; ils ne paraissaient pas en mauvaise condition physique et s'ιtaient trθs vite remis de leur bain forcι. Cτtι grec, la vedette des gardes cτte est sortie faire un petit tour, un garde cτte est venu ΰ moto me demander le nom de mon bateau ; pas d'autre rιaction. Souhaitons leur bonne chance, ou d'aller se faire prendRe ailleurs,


Desole, apres un cafe wifi qui ne transmet pas, je trouve un cafe internet qui me met des betises au lieu des caracteres accentues que j'avais tapes sur mon portable. Merci Khios. Chargez le texte surWORD, utilisez le correcteur ortho pour remplacer ι par e accentaigu, θ par e accent grave, etc...

samedi 2 août 2008

ESCAPADE A CHIOS 30 et 3107 (fin)


Nous retrouvons les scooters à l'entrée du village ; une dame nous apostrophe croyant que nous sommes propriétaires de la voiture de touristes qui bloque son entrée ; puis elle se radoucit et vient discuter avec Alix ; étonnante, elle parle parfaitement anglais, fait beaucoup moins que ses 77 ans, a roulé sa bosse en particulier en Australie où elle a vécu longtemps avant de revenir au pays ; elle nous décrit ces fameux arbres à mastic, un tronc assez gros, un feuillage touffu, et tout autour, par terre, le sol est blanc.


Il est temps de repartir pour ne pas rater le ferry qui doit nous ramener à Lesbos à 18h ; je prends la tête et n'entends pas les coups de klaxon d'Alix ; elle a repéré des arbres à mastic, mais je ne l'entends pas. Désolé, mais vous n'aurez pas de photo! Les 30 km sont rapidement avalés malgré les épingles à cheveux de la route de montagne ; la baie du port de Chios se dessine à l'horizon (photo 13) et nous arrivons même en avance pour rendre nos patinettes à moteur. Le ferry, lui, a une bonne demie heure de retard ; nous rentrerons à Lesbos à 22h ; un dîner au Zoubouli, un bon km pour rentrer à pieds, et au lit après une journée bien remplie.

ESCAPADE A CHIOS 30 et 3107 (suite 2)





Nous déjeunons sur une place ombragée par les parasols, dans une taverna dont la patron goguenard nous propose un Most, boisson au mastic ; c'est un genre de tonic avec un arrière-gout de résine ; pas désagréable du tout. Alix fait la promo (photo 9). Il est temps de poursuivre, et nous repartons vers l'ouest à travers un paysage vallonné ; sur la photo 10, avec mon casque à visière, j'ai vraiment une mine patibulaire sur mon scoot.


Deuxième joli village : Mesta, la patrie du maastic. Les maisons sont différentes, en pierre, sans
crépis. Elles ont l'air très anciennes, ou très bien restaurées, et sont souvent reliées au niveau du
premier ou deuxième étage par des voûtes créant ainsi des passages couverts très frais. La
disposition rappelle la partie ancienne de Villefranche sur mer (la rue obscure en particulier).A la sortie d'une galerie, un homme veut nous faire goûter de la liqueur de mastic (photo 11). Nous
déclinons gentiment son invitation ; il y a encore trente kilomètres pour rentrer, et ce n'est pas le moment de zigzaguer!Encore une belle galerie sur la photo 12 ; vraiment très particulier.


Nous retrouvons les scooters à l'entrée du village ; une dame nous apostrophe croyant que nous sommes propriétaires de la voiture de touristes qui bloque son entrée ; puis elle se radoucit et vient discuter avec Alix ; étonnante, elle parle parfaitement anglais, fait beaucoup moins que ses 77 ans, a roulé sa bosse en particulier en Australie où elle a vécu longtemps avant de revenir au pays ; elle nous décrit ces fameux arbres à mastic, un tronc assez gros, un feuillage touffu, et tout autour, par terre, le sol est blanc.

ESCAPADE A CHIOS 30 et 3107 (suite)





Dans les ruelles étroites, ombragées et ventilées, les personnes âgées se reposent devant leur porte,
comme dans la plupart des pays méditerranéens (photo 5). Certaines maisons remontent au XVIIème
siècle (photo 6) ; même une petite chapelle est décorée, avec sous la croix une niche où l'on devine
une vilaine tête (rappel de la Méduse? ce serait bien païen! photo 7). Un oiseau stylisé me rappelle
certaines oeuvres de Picasso (photo 8).

ESCAPADE A CHIOS 30 et 3107 (début)





Le 30 en fin d'après-midi, nous laissons TICOTTE pour un peu plus de 24 heures, réfrigérateur en marche, en espérant que les batteries tiendront le coup. Presque depuis le départ de Bar, j'ai un problème de batteries dont je vous ai sans doute déjà parlé : la batterie N°1, celle qui permet de démarrer le moteur et qui est la plus ancienne, donne des signes de faiblesse. Même lorsqu'au voltmètre, elle parait en pleine charge, elle n'arrive pas ou très difficilement à faire tourner le démarreur, alors que les deux autres batteries dites de sercitude (groupe 2), plus neuves y arrivent, même si elles ne sont pas à pleine charge. La solution serait d'isoler la batterie moteur, malheureusement c'est sur elle qu'aboutit la charge en provenance des panneaux solaires ; pour en faire bénéficier, je suis donc bien forcé de les interconnecter, et il est probable que les batteries en forme se déchargent en essayant de revigorer leur petite camarade agonisante. Il faudra donc changer cette batterie ; il n'est sans doute pas difficile de trouver un batterie marine de 100 Amp/h, déjà de la même taille plus dur, mais c'est très lourd, et jusqu'ici, les rares ships que j'ai pu repérer sont inexplicablement situés loin du bord de mer. D'où le statu quo...et mes inquiétudes.


Nous prenons un gros ferry à peine rouillé des Nel Lines, à 18h30, qui nous conduit peinardement à Chios sans moufter malgré une mer bien formée (photo 1). C'est le schéma que nous suivrons bientôt avec Ticotte, qui suit le rivage de Lesbos au sud de Mytilène, puis s'infléchit au sud-ouest, passe entre la côte turque et la petite île Oinussa où sont les propriétés de la plupart des riches armateurs grecs (auprès d'eux, Niarchos et Onassis dont nous connaissons bien les noms ne seraient que des gamins!), puis gagne le port de Chios.
Nous arrivons à la nuit tombée, vers 21h30. Pas trop compliqué de trouver l'hotel que j'ai retenu par téléphone, simple mais bien propre et douillet. Après un dîner sympa sur le port, vite au lit.
Petit déjeuner copieux le 31 au matin, avec des propositions d'oeufs et de charcuterie à l'anglaise que je réfute (je suis toujours étonné de voir les français les plus franchouillards se précipiter sur ce genre de buffet sous prétexte que c'est compris dans le prix! mais jamais ils n'en consommeraient chez eux, à cette heure-là!).


Alix nous a trouvé un loueur de scooters pour 11€ l'engin, de 11h à 17h. Et nous voilà partis vers le sud de Chios, roulant à bonne allure, mais méfiants en raison des coups de vent violents. Pourvu que nous ne jouïons pas les Nathalies (salut ma belle), d'autant plus que nous n'avons ni les coudes, ni les genoux protégés. Quel plaisir de rouler en scooter ; c'est tranquille, on a une bonne vue, on peut très facilement s'arrêter pour prendre des photos, et l'ai nous évite d'avoir très chaud malgré le soleil particulièrement en forme (il fête sans doute l'arrivée du mois d'août avec 1 jour d'avance).


Nous longeons la côte au départ, avec de jolis panoramas jusqu'à la côte turque, assez proche, une végétation verdoyante, de nombreux pins. Puis le paysage se fait plus aride et montagneux et nous arrivons au sud, pays de l'arbre à mastic. Le mastic est la résine de cet arbre, également appelé lentisque, récoltée par les habitants du coin après avoir scalpéé l'écorce et pratiqué des incisions dans le tronc. Le produit sert à la fabrication de chewing-gum, d'arôme en pâtisserie et en distillerie (merci Petit Futé, mais si tu situais sur une carte, comme le Routard, les points d'intérêt que tu signales, tu mériterais mieux ton nom!). Le mastic est aussi utilisé pour la confection de vernis, dans les panacées des pharmaciens (dentisterie) et la parfumerie. Enfin, localement, on en consomme une cuillérée dans un verre d'eau mais je me méfie : Rod Heykell suggère dans son pilote côtier pour la mer Egée qu'après avoir ingurgité le truc, le mieux est de le recracher immédiatement sur la nappe!!! Shocking!


Le village de Pyrgi va nous émerveiller ; toutes les maisons sont décorées de motifs géométriques, ou d'animaux stylisés en gris et blanc ; les uns sont très anciens, les autres le fruit de restaurations récentes mais dans ce cas respectent le style ancien (Photos 3 et 4).

A LESBOS 29 et 3007 avec Alix





Voilà, nous devions partir ce matin à la première heure pour Chios, avec un vent arrière F5, 6 intermittent. Mais, comme dans la chanson, voilà que ça se complique, une zone de haute pression se présente un peu plus tôt que prévu, et les prévisions de vent s'enflent laissant présager un avis de coup de vent. La météo grecque et turque, pour une fois à l'unisson, prévoit F7, c'est à dire la quasi certitude d'avoir des rafales à 8 et une mer grosse. J'annule le départ, et effectivement dans la matinée, ça souffle à F6 dans le port relativement bien abrité ; le warning apparait à midi, avec effet immédiat : mer agitée à haute, c'est à dire des vagues de plus de 2 mètres; Nous ne serions pas arrivé à Chios dans des conditions acceptables, et c'est parti pour au moins 3 jours!


On va en profiter pour visiter le musée archéologique que me situe l'office de tourisme ouvert...à midi ; 8h à 14h, ce sont les horaires des fonctionnaires grecs les plus entreprenants ; les autres arrêtent à 13h. J"ai oublié de vous raconter que nous avons régularisé notre situation auprès des autorités : une charmante coast guard, la seule à travailler pendant que ses collègues se chamaillaient dans le bureau d'à côté, a insisté pour que les douaniers et policiers me tamponnent l'entrée à la date du 28, pour simplifier les choses, bien que tétu, je refuse de mentir sur ma date d'arrivée!


Musée archéologique, puis nouveau musée archéologique ; comme d'habitude seules les pièces archaïques ont une beauté attirante dans leur simplicité et leur créativité ; le reste, on l'a vu 100 fois. Mais je suis venu surtout pour voir les fresques de la villa de Ménandre. Poète du 3ème siècle avant JC, il avait sa villa dans les parages et les fresques ont été récupèrées en bon état de conservation. Mais les photos sont interdites, même sans flash, nous sommes suivis pas à pas par de lourdes fonctionnaires zèlées en forme de matonnes excédées. C'est tellement chouette que j'achète le bouquin pour en garder un souvenir et vous montrer quelques images : La muse Thalia tenant un masque de comédie, Orphée charmant les animaux de la forêt en jouant de la lyre, et le maître de céans, Ménandre, portrait très réaliste (photos de 1 à 3). Alix trouve un petit chat très joueur, le fonctionnaire le plus sympa du musée (photo 4).


Un accrochage avec une banque GENIKI, dont la veille le distributeur a ravalé mon fric ; l'orifice de sortie était au niveau de mon genou, et ma vue n'est tout de même pas aussi basse. Passez demain, nous vous dirons si votre argent est bien dans le distributeur; le 29 à 11h, ma venue agace visiblement le chef qui n'a pas fini les frisettes de sa girafe et déclare qu'ils videront le bidule à 14h, juste avant la fermeture à 14h30 (dans le privé, on travaille plus : 8h-14h3O!). Quand je repasse à 14h10, oui oui, nous avons récupèré votre argent et nous allons le renvoyer à votre banque!!! je pique une colère homérique histoire de ne pas laisser piétiner le touriste, mais ce n'est pas la politique de la banque de rendre en mains propres ce qu'elle a pu vous chaparder au passage! Je sors sur un tonitruant "Geniki bank is shit" et l'assurance que je porterai plainte si je ne trouve pas rapidement trace du remboursement sur mon compte en vérifiant sur internet. Ami voyageur, évite les distributeurs GENIKI en Grêce si tu veux voir la couleur de ton blé.


Retour au bateau, où je vidange le moteur diesel et le vérifie avec 15 heures d'avance. Voilà une tâche exécutée, ce qui nous évitera de rater une fenêtre météo ultérieure sous prétexte qu'il faut réviser le moteur. Une bonne douche aussitôt sèchée par le vent ; nous sommes attendus pour l'apéritif sur le bateau de nouveaux voisins italiens charmants, Paolo et Maria Antonietta. Paolo a pris sa retraite d'ingénieur électronicien à 44 ans, et depuis 14 ans vit en sybarite sur son bateau ; Maria Antonietta travaille encore comme enseignante ; elle profite des vacances scolaires pour rejoindre son homme. Paolo parle français à la perfection, il est bourré d'humour, et nous passons une soirée merveilleuse, autour d'une oursinade qu'ils ont pêchée (ils précisent hors du port!) dans l'après-midi, avec un bon Spritz qu'il confectionne à la perfection : c'est un vénitien d'origine, même si pour des raisons climatiques, il préfère hiverner en Italie du Sud. Il me donne un tuyau pour trouver du camping gaz à Lesbos, nous échangeons des souvenirs sur les nombreuses escales communes effectuées en Méditerranée.


Pour abréger ou supprimer l'escale prévue à Chios, et rattraper le retard, nous avons pris un aller-retour Lesbos-Chios, pour le 30, avec une nuit à Chios retenue par téléphone (Merci Ptit Futé).


Le 30, au matin, je fais un aller retour en ville pour trouver, non sans peine une bouteille de Camping Gaz (ou de gaz grec?), et le détendeur qui va avec. Nous pourrons terminer la croisière sans panne de gaz. Plus difficile de trouver le bon raccord pour se brancher sur les tuyaux de la marina ; je finis par y renoncer, et tente de fabriquer un raccord vissable en époxy. Hum! on verra demain quand ce sera sec.