dimanche 6 juillet 2008

ISTANBOUL AVEC LILOU 28/06


Le 28, c'est parti pour visiter le musée du palais TOPKAPI. Situé dans l'alignement de Sainte Sophie et de la mosquée bleue (Sultanhamet Camii), c'est le palais mythique où vécurent la plupart des sultans ottomans jusqu'au milieu du 19ème siècle (après, ils n'étaient pas à la rue mais dans l'immense palais de Dolmabahce, sur la rive européenne du Bosphore).


Je n'ai pas la prétention de vous faire connaitre tout TOPKAPI ; le trésor et en particulier le célèbre diamant en poire de 86 carats, le poignard incrusté d'émeraudes que Melina MERCOURI et ses complices voulaient voler dans un film de Joe DASSIN (évidemment TOPKAPI), l'émeraude la plus lourde du monde (3Kgs), tout le monde connait et on ne peut pas les photographier. Alors quelques photos de trucs simples : - une masse d'arme joliment décorée ; tant qu'à faire de décerveler, autant le faire avec élégance! - les épées magnifiques ayant appartenu à différents sultans (mais c'étaient des épées d'apparat) - et pour le contraste, quelques épées chrétiennes, plutôt colossales et grossières (des épées de ploucs mais ça devait faire mal) - et quelques accessoires des cuisines du palais (les sultans avaient beau faire exécuter facilement, les candidats-sultans faire assassiner leurs concurrents - et frères ou demi-frères- , les favorites faire empoisonner les petites nouvelles sur lesquels les regards du maitre s'était attardés, il en restait toujours beaucoup à nourrir!).


Le cadre est magnifique, une succession de pavillons en marbre surmontés de coupoles recouvertes de feuilles de plomb, parfois inspirés de la mode européenne de l'époque, ; faudrait mieux que vous alliez le voir car si je vous passais toutes mes photos, je dépasserais vite les 1024 Mo attribués au blog par blogger.com. Une seule vue pour vous donner une idée et vous faire admirer comme le fait Lilou sur la photo (vous l'avez repérée, le nez en l'air, à côté du très gros platane?).


Ah si, encore une photo si elle passe ; deux amoureux couchés sur la pelouse et qui créent avec leurs jambes une sorte de sculpture moderne que n'aurait pas désavoué Arp.


Zut, seules les epees chretıennes sont passes : Pour l´echelle, la grande epee mesure envıron 2 metres! Je vaıs essayer de vous envoyer le reste... a la rame sur l'ordı de la mariına

A ISTANBOUL AVEC LILOU 26 - 27/06





La voila ma Lilou ; nous sommes le 26 juin, après-midi, et j'ai été la chercher à l'aéroport, mais son avion avait du retard, et les formalités ont un peu duré. J'avais les yeux qui pleuraient à force de guetter pendant une heure tous les passagers qui sortaient des vols internationaux ; au milieu de la cohue, des gens qui se mettent devant, des flics qui repoussent la foule ; bref, j'ai raté la photo de l'arrivée. Mais la voila sur Ticotte, toute pimpante, avec à ses pieds, les planchers du cockpit que j'ai revernis ce matin après avoir démonté les caillebotis ; ça fait un beau damier (Photo 1). Et Lilou adore les ports et Ticotte...à condition que Ticotte ne quitte pas le port, d'où cette longue escale.


Le lendemain nous retrouvons, pour une balade dans l'Istiqlal Cadesi, Bernard, maintenant installé dans un petit hotel de YENIKAPI, à mi-chemin entre le centre historique et la marina . Toujours la même foule qui baguenaude entre les boutiques chicos et les magasins de loukoum, le tramway rouge asthmatique; cette fois, pas de manif! Nous découvrons un passage sous verrière (Photo 2) avec un café qui n'est pas sans rappeler les merveilleux passages couverts parisiens. Lilou découvre même un magasin de gaines hors d'âge qui doivent trouver refuge sous les voiles (Photo 3).


L'après-midi, un saut en ferry sur la rive asiatique, à KADIKOY juste pour le plaisir du trajet en ferry, avec un bref arrêt devant la gare de chemin de fer d'HAYDERPACHA, gare d'Istanboul côté asiatique. Vous apercevez la gare construite par un architecte allemand, et un peu lourdingue (bon, mais essayez de faire une gare de trains légère! la, je suis de mauvaise foi non?) derrière le très joli embarcadère bardé de carreaux de faïence (Photo 4).


Nous quittons Bernard à Kadikoy ; il y a un ligne directe de catamarans hyper-rapides qui nous ramène en 1/4 d"heure à la marina.

Nouvel essaı pour les cartes


Ca faıt 20Mo en tout et ner passe pas : Je vous envoıe sımplement la carte d'ensemble

mercredi 2 juillet 2008

DES CARTES POUR ISTANBOUL

J'ai photographié la carte pas terrible que j'ai achetée à un camelot.

Première photo : vue d'ensemble ; la marina n'y figure pas ; elle est plus au sud-ouest (en bas à gauche), à une dizaine de kilomètres de YENIKAPI.

Deuxième photo : Istanboul "historique", rive européenne du Bosphore, avec l'enfilade mosquée bleue (Sultanhamet), Sainte Sophie, et palais-musée de TOPKAPI, le grand Bazar, la gare européenne de SIRKECI dans le quartier d'EMINOMU ; zone limitée au Nord par la Corne d'Or.
Troisième photo : Istanboul "moderne", avec la grande artère piétonne d'Istiqlal Caddesi, de TAKSIM à la tour de GALATA ; en bordure de la corne d'Or, traversée par le pont de Galata, le quartier de KARAKOY.

Quatrième photo : Istanboul "asiatique", du côté sud du Bosphore, avec USKUDAR, en face d'EMINOMU, et KADIKOY, plus au sud.

C'est pas génial, mais débrouillards comme vous l'êtes, vous aurez bien plus de renseignements sur Google Earth. Enregistrez tout de même ces cartes, elles vous permettront de mieux situer nos pérégrinations.

Encore un petit truc ; Byzance (le nom initial de la ville) a été fondée par les grecs (un nommé Byzas) au 7ème siècle av JC, sur la rive Nord, en face de Chalcédoine (emplacement actuel de KADIKOY) ; elle devient Constantinople (ville de Constantin), capitale de l'empire romain d'Orient en 330 Ap JC, bien sur sous le règne de Constantin, et bien vite l'empire romain d'Occident (chez nous) tombe au main des barbares et cesse d'exister en tant qu'entité. En 1204, nos vaillants croisés mettent joyeusement à sac Constantinople, pillent (et ramènent à ROME!) ses trésors et l'affaiblissent définitivement. Petits meurtres entre chrétiens! En 1453, Constantinople, vestige exsangue et isolée de l'empire byzantin tombe aux mains des ottomans. C'est la date qui marque officiellement la fin du moyen-âge ; 50 ans après, l'Europe découvre l'Amérique et joue la carte "Far West", en oubliant un peu son berceau méditerranéen. Quand au nom d'Istanboul, l'origine en serait que les soldats ottomans demandaient leur chemin aux populations terrorisées qui leur répondaient en grec : vers la ville , eis ten polin. D'où le nom d'Is-tan-boul qu'ils auraient cru être le nom de la ville. Hum Hum! trop beau pour être vrai; les ottomans étaient loins d'être ignares.
Ca ne passe pas ; je lance le blog et j'essaye a nouveau sans texte.

ISTANBOUL EN ATTENDANT LILOU 24 et 25/06






J'en rajoute un peu : j'ai arrêté le 24 au Grand Bazar mais après, nous avons tout de même :- flané en ville et admiré un étalage de chaussures aux couleurs chatoyantes, aux talons super-aiguilles qui nous ont évoqué (sauf votre respect) des pompes de putes!- et même admiré une machine posée auprès de l'étalage dont la fonction semblait consister à écarteler deux malheureux escarpins bleus ciel ; la machine à élargir les pompes de putes?- bu un thé dans un estaminet où officiait comme partout dans Istanboul une dame dodue, sans jambe, installée à une table basse, rouleau à patisserie en main, aplatissant des ronds de pâte pour en faire des pitas ; une pitayola? ont proposé les copains- dîné en ville et pris un hammam dans un bain turc historique à Cemberlitas.


Ceertaines photos ne sont pas passées, et je les renvoie :Michel en mamouchi puis en notable turc est incontournable. Au hammam, vous n'aurez droit qu'à la photo finale où Michel et moi sommes affublés de serviettes, et où je joue les pharaons.


Le 25, Bernard nous quitte tôt pour se choisir un hotel, finalement à Yenikapi. Il restera encore un mois à Istanboul et nous le reverrons tout au long de notre séjour. Il nous a guidé de main de maitre, sans montre et sans boussole dans les dédales de la ville, et je me demande si il ne va pas entamer une nouvelle carrière de guide francophone dans cette ville ; en tout cas il en aurait les capacités.


Michel prend l'avion à 15 heures. Mais il passera toute la matinée à s'occuper du moteur HB. Le TOHATSU finalement démarre au quart de tour ; il était noyé par les essais précédents, et le carburateur neuf devait avoir eu son pointeau coincé par une une ébarbure. Merci Michel de m'avoir enleve cette épine du pied.


Demain, c'est l'arrivee de ma Lilou. Je fais faire une grande lessive des draps de lit et des taies d'oreiller. Un petit coup d'aspirateur et un grand coup d'eponge.

mardi 1 juillet 2008

ISTANBOUL EN ATTENDANT LILOU 22 au 25/06






Le 22, nous avons visité la mosquée bleue, fait un tour à KADIKOY (l'ancienne Chalcédoine, fondée sur la rive asiatique, plus d'un siècle avant Byzance) et à USKUDAR, Pas de chance, j'avais oublié mon appareil photo et je n'ai pas récupéré les excellentes photos de Bernard et Michel ce jour-là ; partie remise, je referai la visite avec Lilou.


Le soir par contre, nous allons diner à BAKIRKOY derrière la marina ; en insistant, le garçon veut bien nous servir du vin blanc (qu'il va acheter à côté), mais dans des verres, la bouteille restant cachée à la cuisine, et des canettes de Lipton Tea disposées sur notre table donnant le change (Photo 1). On trouve facilement des boissons alcoolisées en Turquie, mais pas dans tous les restaurants, et il est difficiloe de savoir d'avance!


Le 23, plein des réservoirs d'eau, mise à terre de l'annexe, nettoyage de Ticotte. Les copains visitent Topkapi.


Le 24, nous partons, voir la cathédrale de Sainte Sophie transformée en mosquée le jour même de la prise de Constantinople en 1453. C'est une prouesse technique extraordinaire pour un batiment réalisé au 6ème siècle, en 5 ans. Une coupole de 32 mètres de diamètre est portée par 4 piliers à 60 mètres de hauteur. Cet édifice a représenté pendant un millénaire le plus vaste lieu de culte chrétien ; Saint Pierre ne sera réalisé qu'au 16ème siècle ! presque hier!
Ceci dit, les chapiteaux des colonnes ont été recouverts de stuc, d'épais contreforts anti-sismiques soutiennent le batiment à l'extérieur, tout l'intérieur a été badigeonné de décorations non-figuratives (iconoclasie oblige), on a même peint du faux marbre sur du vrai. Heureusement quelques icones ont résisté et sont maintenant visibles. Pour moi, en dehors de la majesté de l'espace, ce lieu manque de charme. il serait tout de même dommage de ne pas le visiter, mais on ne m'empêchera pas de préférer la mosquée bleue. Je vous montre une vue extérieure et quelques icones, mais vous aurez beaucoup mieux dans n'importe quel bouquin d'art.


L'après-midi, visite au Grand Bazar, ou Michel après avoir essayé un turban de "mamamouchi" se décide pour un costume de notable avec lequel déquisé en Quoly Bey il ne manquera pas de séduire son public lors de ses prestations de musicos.

ISTANBUL EN ATTENDANT LILOU 20-21/06







Bernard est parti tot ce matin, et apres avoir essayé vainement de remettre le moteur HB en route, Michel et moi décidons de nous promener dans l'Istanbul moderne, entre TAKSIM et la tour de Galata, dans le quartier de Bayoglü ou nous pose le bus 96T.

Au pied de la colline, une rue qui grimpe est consacree aux marchands d'instruments de musique ; Michel les contemple et parfois les essaye en connaisseur ; il joue de plusieurs instruments et oubliait parfois ses fonctions d'ex-proviseur pour jouer dans de petits ensembles lors des fêtes.

Une longue rue piétonne, l'Istiqlal Cadesi, bordée de boutiques chic et de quelques maisons "modern style" traverse le quartier, d'autant plus animee que c'est dimanche. Un vieux tramway asthmatique la suit, un seul wagon qui semble plus décoratif qu'utile au transport des personnes; les gamins s'agrippent a l'exterieur.

A l'heure du repas, je suis seduit par un restaurant thaï decore par un architecte japonais, avec des statues modernes mais inspirees de l'art cambodgien (avec pour moi quelquechose qui m'evoque l'Indonesie). L'endroit est calme et frais, la nourriture tres raffinee. Une merveille, et un entracte apprecie pour oublier un peu les kebabs copieux (pas chiches du tout) dont nous faisons notre ordinaire.

En contrebas la tour Galata nous attend ; 60 metres à escalader ; heureusement, il y a un ascenseur et nous en apprecions d'autant plus sereinement le panorama sur le Bosphore et la corne d'Or. Je vais essayer de vous photographier un plan d'Istanbul afin que vous puissiez mieux nous suivre dans nos perigrinations ; il faut dire qu'il y a 28 quartiers dans cette metropole, chacun avec sa mairie.

En reprenant la balade, une agitation nous surprend ; une manifestation se prepare, et nous nous refugions au premier etage d'un salon de the pour profiter du spectacle en evitant la bousculade. C'est d'ailleurs tres pacifique, avec de rares policiers debonnaires. Les manifestants agitent des pancartes roses avec une main qui rappelle "Touche pas a mon pote" ; mais si j'ai bien compris, ce serait plutot une manifestation islamophile sur le thème "Touche pas a ma religion" pour protester contre l'interdiction du voile a l'universite (sous toutes reserves). En tout cas tout se passe dans le calme, et le cortege assez reduit se deplace en suivant un leader barbu muni d'un megaphone et amplement filme par les operateurs de tele. Nous pouvons quitter notre refuge et poursuivre la promenade.

Nous avons rendez-vous avec Bernard au pont de Galata ou nous dinerons dans un restaurant de poissons pour touristes , mais chemin-faisant, l'envie prend a Michel de fumer un narguile dans un etablissement de Karakoy (en contrebas de Bayoglu) ; je tire quelques bouffees, mais sans arriver a la cheville de Michel, decidement chaque jour un peu plus levantin ; le the, les fruits delicieux, les amandes, poix chiches grilles, et les pistaches servis avec le narguile achevent de rendre l'endroit particulierement agreable.

Le 21, je laisserai les copains explorer le Bosphore sans moi ; Ticotte a ses obligations, et il est bien temps de passer une seconde couche de vernis et lazure pour lui garder son aspect pimpant.